Les parties prenantes : gouvernance partenariale contre primauté actionnariale
La théorie des parties prenantes (stakeholder theory) élargit la firme au-delà des seuls actionnaires : salariés, clients, fournisseurs, créanciers, collectivités. En L2 théorie de la firme, les QCM CampusQCM (chapitres…

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La théorie des parties prenantes (stakeholder theory) élargit la firme au-delà des seuls actionnaires : salariés, clients, fournisseurs, créanciers, collectivités. En L2 théorie de la firme, les QCM CampusQCM (chapitres gouvernance, valeur-partenariale) opposent la gouvernance actionnariale (shareholder, valeur pour l'actionnaire) à la gouvernance partenariale…
La théorie des parties prenantes (stakeholder theory) élargit la firme au-delà des seuls actionnaires : salariés, clients, fournisseurs, créanciers, collectivités. En L2 théorie de la firme, les QCM CampusQCM (chapitres gouvernance, valeur-partenariale) opposent la gouvernance actionnariale (shareholder, valeur pour l'actionnaire) à la gouvernance partenariale (stakeholder, valeur pour l'ensemble des parties). Freeman (1984) fonde cette approche : la firme doit gérer les intérêts de tous ceux qui affectent ou sont affectés par son activité.
Objectifs d'apprentissage
- Définir une partie prenante (stakeholder)
- Opposer gouvernance actionnariale et partenariale
- Présenter l'approche de Freeman
- Comprendre la création de valeur partenariale
- Relier parties prenantes et responsabilité de la firme
Cours détaillé
Au-delà des seuls actionnaires
La théorie des parties prenantes (stakeholder theory), popularisée par Edward Freeman (1984), soutient que l'entreprise ne doit pas être gouvernée dans le seul intérêt de ses actionnaires, mais en tenant compte de l'ensemble des groupes qui affectent son activité ou sont affectés par elle : salariés, clients, fournisseurs, créanciers, pouvoirs publics, communautés locales, environnement.
Contre la primauté actionnariale
Cette thèse s'oppose frontalement à la position de Milton Friedman (1970), pour qui « la seule responsabilité sociale de l'entreprise est d'accroître ses profits ». Pour les tenants de l'approche partenariale, la création de valeur DURABLE suppose au contraire d'équilibrer les intérêts parfois divergents des différentes parties prenantes, faute de quoi la performance de long terme est compromise.
Trois justifications
Donaldson et Preston (1995) distinguent trois registres d'argumentation : instrumental (prendre soin des parties prenantes améliore la performance), normatif (l'entreprise a des obligations éthiques envers elles, indépendamment de l'intérêt) et descriptif (les firmes se comportent de fait ainsi). L'approche rejoint la responsabilité sociale des entreprises et la théorie de la dépendance aux ressources (Pfeffer-Salancik).
Débats et critiques
L'approche partenariale soulève des difficultés : comment arbitrer entre des intérêts contradictoires ? Le risque est une dilution de la responsabilité des dirigeants, qui pourraient invoquer « toutes les parties » pour n'être comptables devant aucune. Elle entretient une tension avec la théorie de l'agence, centrée sur la question « au service de qui l'entreprise est-elle gouvernée ? ».
Portée et méthode
La théorie des parties prenantes fonde la gouvernance élargie et la RSE contemporaines. Méthode QCM : retenir que l'approche partenariale (Freeman, 1984) élargit la finalité de l'entreprise à l'ensemble des parties prenantes, qu'elle s'oppose à la primauté actionnariale de Friedman, et qu'elle se décline en registres instrumental, normatif et descriptif.
Concepts clés à maîtriser
Partie prenante (stakeholder)
IntermédiaireGouvernance actionnariale (shareholder)
IntermédiaireGouvernance partenariale (stakeholder)
IntermédiaireDans la théorie des parties prenantes (stakeholder theory), comment se définit la création de valeur ?

Auteurs et références
- Freeman, R. E. (1984) — Strategic Management: A Stakeholder Approach, Pitman
- Friedman, M. (1970) — The Social Responsibility of Business Is to Increase Its Profits, New York Times Magazine
- Donaldson, T.; Preston, L. (1995) — The Stakeholder Theory of the Corporation, Academy of Management Review
Pièges fréquents à éviter
La théorie des parties prenantes (stakeholder theory) élargit les objectifs de la firme à :

Questions types d'examen
- Qu'est-ce qu'une partie prenante ?
- Opposez gouvernance actionnariale et partenariale.
- Que défend Freeman (1984) ?
- Quelle est la position de Friedman ?
- Qu'est-ce que la création de valeur partenariale ?
À retenir
Parties prenantes (Freeman, 1984) : la firme doit gérer les intérêts de tous ceux qui l'affectent ou en sont affectés. Opposition entre gouvernance actionnariale (shareholder, Friedman) et partenariale (stakeholder). L'examinateur attend la définition large du stakeholder et l'opposition actionnariale/partenariale.
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Questions fréquentes
Qu'est-ce que parties prenantes en Théorie de la Firme ?
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